Ubud, Bali
Believe Bali
Un seuil, puis une lumière claire et calme.
- Année
- 2026
- Rôle
- Direction artistique, design, développement
- Pages
- Douze
- Langues
- Français et anglais


01
Ce qu’il y avait avant
Camille reçoit en soins énergétiques à Ubud et organise des retraites de plusieurs jours, entourée de guérisseurs, d’une professeure de yoga et d’un musicien.
Son site avait été monté sur un modèle tout fait, acheté puis laissé en chemin. Des morceaux du modèle d’origine y vivaient encore, avec les produits et les liens de quelqu’un d’autre. Elle le résumait en deux mots : pas fini, mal organisé.
Aucun prix n’y figurait nulle part, et aucune version anglaise, à Ubud.
02
La lumière est le sujet
La même année, sur le site d’un duo de coachs sportifs, j’étais parti sur un noir presque total. Ici, le clair est le sujet lui-même. Une retraite spirituelle parle d’éveil, de prise de conscience, de clarté : le fond devait être cette lumière-là.
Ce que je voulais qu’on ressente en arrivant : de la confiance, de la liberté, de la clarté, du spirituel.
Et ce que j’ai écarté d’emblée, parce que c’est justement ce que le sujet attire : le violet criard, la boule de cristal de banque d’images, le mandala chargé.
03
Le seuil
Le site ne s’ouvre pas sur son accueil. Il s’ouvre sur un seuil : une vidéo de Bali, le sceau de Camille, une phrase, et un seul mot à cliquer, Entrer.
L’idée est de moi, et elle coûte un clic. On n’entre pas dans une retraite comme dans une boutique. Ce clic est le premier geste du visiteur, et il le fait exprès.
C’est aussi là que se choisit la langue, avant tout le reste.

04
La direction artistique
Trois caractères. Le Cormorant Garamond pour les titres, en grand et en graisse légère. Le Lato pour tout ce qui se lit. La Parisienne, écrite à la main, pour une seule phrase, celle du seuil.
Le bleu ne vient pas de moi. Le sceau de Camille, la fleur de vie qu’elle utilisait déjà, était bleu, et la palette s’est construite autour de lui : crème et blanc pour le fond, encre bleu nuit pour le texte, corail pour ce qui appelle.
L’échelle typographique va de 17 à 59 pixels. Un à trois et demi, quand le site des coachs va de 11 à 200. Deux registres, deux voix.
La palette
- #FFFFFFLe blanc, le fond des pages de contenu
- #E6E3D9Le crème, les sections qui respirent
- #11202FL’encre, un bleu de nuit, pour le texte
- #46535FLe gris bleuté, pour ce qui accompagne
- #F58754Le corail, les surtitres, les liens, ce qui appelle
- #91D8FFLe bleu ciel, celui du sceau, en touches rares
Les caractères
- Cormorant GaramondLes titres, 17 à 59 px
- LatoLes textes, 9 à 18 px
- ParisienneLa phrase du seuil, 39 px

05
Ce qu’on ne voit pas tout de suite
La page de l’équipe est un jeu de cartes, face cachée. Quatre dos identiques, et rien d’autre. Il faut en retourner une pour voir qui est là.
Un site qui vend met les visages d’abord. Ici, non, et c’est voulu. Un tirage ne montre pas ce qu’il cache, et on ne sait ce qu’il y a derrière qu’en retournant la carte. C’est ce moment-là que la page voulait faire vivre, plutôt qu’une grille de portraits.
Le reste du site suit la même idée en plus doux. Un filigrane qui glisse au défilement, une pile d’avis qui s’ouvre quand on arrive dessus.

06
Le site dit toi
Ma première note de direction disait vous dans tous les textes descriptifs. Le site livré dit toi, partout : « Reconnecte-toi à ton essence divine », « Je t’accompagne vers la guérison de l’âme ».
J’ai changé d’avis en cours de route. Le vouvoiement tenait le lecteur à distance sur un site qui parle de blessures et de paix intérieure, et il jurait avec les mots de Camille, que je m’étais interdit de réécrire.
Son je est resté pour sa pratique, le nous pour les retraites en groupe.
07